Acheté durant l’été dernier sur un ultime coup de John Textor, Matt Turner n’a jamais pu porter le maillot de l’OL, prêté dans la foulée à New England Revolution. Quelques mois après, le gardien américain est revenu sur ces jours particuliers.
À défaut de mettre la pagaille dans le sportif, il cherche à la mettre dans l’organigramme. N’ayant plus de pouvoir à l’OL, John Textor cherche encore à s’accrocher aux quelques branches qu’il reste au sein d’Eagle Football Holdings pour faire entendre sa voix. Mais à Lyon, on ne peut pas nier que l’absence de l’Américain fait un bien fou désormais. Fini les interventions sportives, fini les tours de passe-passe et arrangements entre "amis". Ce fut d’ailleurs le dernier coup d’éclat de Textor en juin dernier avant de passer la main à Michele Kang. Réussir à faire les affaires de Nottingham Forest alors que l’OL était en train de couler financièrement.
"Une opportunité en or"
Avec Danilo et Matt Turner, le club lyonnais allait encore piocher chez son homologue anglais. Finalement, seul le gardien a débarqué contre un chèque de huit millions d’euros. "L’opportunité de quitter Nottingham Forest pour un club comme Lyon s’est présentée. Et j’ai pensé que c’était une opportunité en or. J’allais aller dans un endroit où je connaissais quelques joueurs, comme Tanner Tessmann et Ainsley Maitland-Niles, a déclaré le gardien dans le podcast Unfiltered Soccer. Une ville formidable dont on ne dit que du bien. Des supporters passionnés. Je pense donc à ce moment-là que c’est une excellente opportunité et que le moment est idéal pour ce transfert. J’ai passé ma visite médicale à Chicago." Présent avec la sélection américaine, Matt Turner a finalement vite déchanté.
Une victime du système Textor
L’annonce de la relégation de l’OL a tout bouleversé et, malgré sa survie dans l’élite, le club a cherché par tous les moyens à rendre cette arrivée caduque. Ce ne fut pas le cas et Matt Turner est devenu un joueur de l’OL. Seulement, aucune trace de lui à la pré-saison ni depuis le lancement de la campagne 2025-2026. Et pour cause, car "il est apparu que mon transfert risquait de les faire dépasser le seuil financier autorisé, il a fallu trouver une solution. Parce que je ne voulais pas que ça se passe comme ça."
Turner a donc été prêté à New England Revolution sans avoir posé une seule fois les pieds à Lyon. S’il s’est attiré certaines railleries, la sortie médiatique du gardien montre qu’il est avant tout une victime du système. Reste à savoir désormais si la franchise de MLS va lever l’option d’achat qui semblait quasiment obligatoire pour que l’OL limite l’accident industriel.

Des railleries manifestement gratuites... Le mec n'a rien à se reprocher, on n'a rien à lui reprocher.
Il n’a aucune responsabilité dans les combines de Textor et du mafieux grec, il subit la situation comme nous.
Visiblement, c'est une bonne personne qui ne pense pas qu'à sa gueule.
Il n'a eu aucun contact avec qui que ce soit de l'encadrement sportif de l'OL, seulement avec Textor, et il ne s'est pas posé de question ? Surtout dans le contexte de crise qui était connu ? Vous connaissez beaucoup de joueurs qui signent dans un autre club de cette manière ?
Salut Mopi do Brasil,
Oui, ce genre de situation existe, et ce n’est malheureusement pas si rare.
Je pense notamment au témoignage de Ludovic Obraniak sur son transfert du Werder Brême. À l’époque, le directeur sportif lui présente un projet très clair : il serait la pièce maîtresse, le numéro 10 attendu par le coach, au cœur du jeu. Sauf que dans la réalité, le numéro 10 était Aaron Hunt, capitaine et enfant du club. Obraniak s’imaginait évoluer dans un 4-3-3 ou un 4-2-3-1… et il s’est retrouvé dans un 4-4-2, positionné côté gauche, un poste où il n’avait jamais joué de sa carrière.
Le plus frappant dans son récit, c’est qu’il explique que l’entraîneur n’était même pas réellement à l’origine de son recrutement. De son propre aveu, ce type de transfert “arrangé” est monnaie courante : des discussions entre agents et direction sportive, parfois sans réelle validation sportive du coach. Résultat : un joueur mis de côté pendant un an et demi.
Donc oui, cela arrive plus souvent qu’on ne le pense. La naïveté peut toucher tout le monde, joueurs compris, qui plus est face à des manipulateurs organisés.
Dans le contexte actuel, est-ce si étonnant lorsque cela concerne des propriétaires comme Textor ou Marinakis, dont les structures sont multi-clubs et parfois complexes dans leur fonctionnement ? Turner n’est probablement pas un cas isolé. On peut aussi considérer qu’il a été pris dans un système qui le dépassait.
Au final, il faut surtout saluer le fait qu’une solution ait été trouvée intelligemment par l’ensemble des parties, y compris les dirigeants de l’OL qui ont dû gérer un dossier délicat dans un contexte déjà tendu.
Si New England lève l'option d'ici juin 2026, l'OL récupérera 3 millions, actant une opération financièrement désastreuse mais mettant fin à ce dossier "fantôme".
Oui on va d'ailleurs croiser les doigts pour que tous nos joueurs prêtés avec OA ne reviennent pas (Satriano, Caleta-Car, Turner, et Diawara il me semble)
si je me fie à cette liste :
https://www.transfermarkt.fr/olympique-lyon/leihspieler/verein/1041
on a duje , akouokou et diawara en prêt ?
Et Satriano qui est prêté avec OA il me semble !
on a 8 joueurs prêtés , et Martin en fait partie en effet .
Les espagnols seraient obligés de lever l'option d'achat s'il joue un certain nombre de matchs , ça devrait se faire .
Tu acceptes le transfert sans avoir eu une discussion avec le prochain coach ? C'est le minimum d'avoir un entretien d'embauche.
Oui, c'est évident. Il savait très bien qu'il n'était pas attendu à l'OL quand il a signé en cachette avec Textor, donc son discours est hypocrite.
Textor a fait une décision purement business en recrutant Turner. Comme Tessman, qui n'est malheureusement pas une grande réussite, il voulait intéresser une partie du public américain, une opération de com' en quelque sorte. Ce n'était pas forcément idiot comme raisonnement. Regardez comment le public du Brésil s'intéresse à L'OL depuis l'arrivée de Endrick. Maintenant bien qu'on ne puisse pas savoir comment Turner aurait performé à L'OL, il est probable qu'on a fait une bien meilleure affaire avec Greif.